Auteur/autrice : RbF_Lyon

 

“Moins de frais = plus de performance”

 

C’est devenu le mantra de toute une génération d’investisseurs.

ETF, gestion passive, solutions “low cost”…
Sur le papier, tout semble évident : réduire les coûts pour maximiser le rendement.

Mais cette logique, aussi séduisante soit-elle, repose sur une illusion.

Car en réalité, investir à bas coût revient souvent à investir… sans véritable stratégie.

La gestion passive ne fait pas de choix.
Elle reproduit.

Elle achète automatiquement les plus grandes capitalisations.
Elle renforce les marchés déjà chers.
Elle suit les tendances, sans jamais les anticiper.

Résultat :
– Des portefeuilles uniformes
– Une concentration extrême sur quelques valeurs
– Une exposition accrue aux mêmes risques que tout le monde

Quand le marché monte, tout va bien.
Mais lorsqu’il corrige… tout corrige en même temps.

La vraie question n’est donc pas : combien ça coûte ?
Mais : qu’est-ce que ça rapporte vraiment ?

Car la performance ne vient pas des frais.
Elle vient des décisions d’investissement.

Et sur ce point, les chiffres sont clairs :

Les fonds réellement actifs — ceux qui s’éloignent réellement des indices — créent de la valeur

En dessous de 70 % d’Active Share, il est très difficile de battre le marché

Au-delà, la surperformance devient tangible et durable

Certains fonds génèrent jusqu’à +0,70 % de surperformance annuelle

Autrement dit :
– Le problème n’est pas de payer des frais
– Le problème est de payer pour une gestion qui ne fait rien de différent

Et sur les marchés obligataires, le constat est encore plus frappant.

Contrairement aux idées reçues, la gestion passive y est structurellement inefficace.

Pourquoi ?

Parce que les indices obligataires sont biaisés :

ils privilégient les émetteurs les plus endettés

ils sont difficiles à répliquer

ils masquent des risques de liquidité

Dans ce contexte, la gestion active reprend tout son sens.

Jusqu’à 97 % des fonds obligataires actifs surperforment leur indice en Europe

La différence est fondamentale.

La gestion passive subit le marché.
La gestion active le pilote.

Elle sélectionne les meilleures opportunités.
Elle arbitre en fonction des cycles.
Elle ajuste le niveau de risque.
Elle protège le capital lorsque les conditions se dégradent.

Les investisseurs les plus exigeants l’ont compris :

La performance durable ne se trouve pas dans les solutions standardisées.
Elle se construit avec des choix forts, différenciants et assumés.

Chercher uniquement les frais les plus bas, c’est souvent passer à côté de l’essentiel.

Notre approche est simple, mais exigeante :

Nous sélectionnons uniquement des gestions réellement actives.
Des stratégies capables de se différencier des indices.
Des gérants qui prennent des décisions… et les assument.

– Pas de gestion “faussement active”
– Pas de réplication d’indice déguisée
– Une sélection indépendante, rigoureuse et orientée performance

Investir intelligemment, ce n’est pas payer moins.
C’est payer pour mieux gagner.

Depuis les récentes annonces de Donald Trump, les marchés financiers mondiaux ont subi des fluctuations significatives (-15 % sur trois jours), soulevant des interrogations quant à une potentielle crise économique et financière. Comment réagir ?

 

Premièrement, rappelons les faits :


En février et mars, les marchés corrigent légèrement après un excès d’optimisme en janvier. Les annonces de D. Trump visant à taxer le monde (notamment le Canada, le Mexique, la Chine et l’Europe) créent de la volatilité, mais sans entraîner de baisse marquée.


2 avril 2025 – « Liberation Day » : D. Trump annonce des tarifs plus sévères qu’attendu, surprenant même les investisseurs pessimistes.


3 avril : ouverture en baisse marquée.


4 avril : seconde ouverture en baisse, alimentée par l’annonce du Canada et de la Chine de riposter.


7 avril : troisième journée de baisse, sans réelle nouvelle annonce, si ce n’est :

  • De nombreux pays chercheraient à négocier avec D. Trump. D. Trump considère que ses tarifs douaniers pourraient être « empirés » en cas de riposte (alors qu’ils étaient jusqu’ici perçus comme un maximum).
  • Manifestation contre D. Trump aux États-Unis ce week-end
  • Trump menace de taxer davantage la Chine si elle ne retire pas sa riposte.

 

 Le S&P 500 a enregistré sa pire chute sur une période de trois jours depuis 1987.

8 avril : 

  • Une fausse information (« pause de 90 jours dans l’instauration des droits de douane ») circule, entraînant un vif et temporaire rebond en séance, révélant le potentiel de reprise en cas de résolution positive du conflit.
  • 70 pays auraient approché les États-Unis pour négocier, notamment le Japon.
  • Bruxelles continue de temporiser, souhaitant négocier afin d’éviter une escalade de guerre tarifaire.

9 avril : 

  • La Chine continue l’escalade et augmente une nouvelle fois ses tarifs douaniers sur les produits américains.


Pour la suite
, nous attendons la riposte de l’Union européenne et restons attentifs au risque d’escalade qui devrait continuer, notamment avec la Chine. L’impact sur l’économie réelle est encore inconnu, les tarifs pouvant toujours être ajustés (à la hausse comme à la baisse). Il faudra attendre la publication des résultats du premier trimestre pour obtenir les premiers commentaires des entreprises, et sans doute le deuxième trimestre pour mesurer l’impact dans les comptes.

 

 

Enfin, les élections de mi-mandat aux États-Unis en 2026 représenteront une pression à moyen terme pour D. Trump et les républicains, qui devront rassurer et convaincre leur électorat – souvent de classe populaire – du bien-fondé de leurs mesures pour le niveau de vie et le pouvoir d’achat.

 

Notre première interrogation, partagée avec nos clients, est la stratégie à adopter dans cet environnement particulier, volatile et porteur de risque négatif. 

Certains d’entre vous y voient une opportunité de renforcement, d’autres, plus prudents, préfèrent réduire leur exposition. Face à ces questionnements, rappelons que les baisses comme les hausses des marchés financiers sont souvent rapides et intenses. Chercher à tirer parti de la volatilité à court terme reste donc une stratégie périlleuse.

 

Souvenez-vous

 

En 2022, le CAC 40 perdait -19 % en deux mois sur fond de guerre en Ukraine et de choc énergétique.

En février 2020, le choc du Covid entraînait une baisse de -40 % du CAC 40 NR en un mois.

En 2018, l’indice chute de -10 % en octobre puis encore -10 % en novembre et décembre, sur fond de tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine et de hausse des taux de la Fed.

En 2016, une baisse de -22 % s’étale sur trois mois, alimentée par les craintes de récession chinoise. Le 23 juin 2016, le vote du Brexit déclenche une baisse de -10 % en deux jours, suivie d’un vif rebond.


Durant l’été 2011, l’indice français perd -25 %, emporté par la crise des dettes souveraines européennes.


Enfin, pendant la grande crise de 2007/2009, la baisse entre les plus hauts et les plus bas atteint -56 %, étalée sur plus d’un an, entre juillet 2007 et début mars 2009, avec des phases alternant baisses de -10 à -20 % et stagnations.

 

Entre la crise du Brexit, où il aurait fallu renforcer dès le surlendemain du vote, et celle de 2007, où il fallait au contraire faire preuve de patience, on comprend qu’il n’y a pas de règle absolue.  La seule vérité reste la conviction dans le long terme : l’indice CAC 40 NR a dépassé à chaque fois les niveaux atteints lors des crises, et génère de la valeur, quel que soit le point d’entrée.

 

Pour l’investisseur opportuniste souhaitant saisir l’opportunité sans se compliquer, il est pertinent de continuer à investir ponctuellement, profitant ainsi de la baisse, qu’elle soit temporaire ou plus durable.

 

 Zone 1  Les contribuables qui résident dans les départements 01 (Ain) à 19 (Corrèze) et ceux domiciliés à l’étranger qui ont perçu des revenus imposables en France l’an dernier devront renvoyer leur déclaration au plus tard le jeudi 23 mai 2024 à 23 h 59.

 Zone 2  Les contribuables qui résident dans les départements 2A (Corse-du-Sud) à 54 (Meurthe-et-Moselle) devront renvoyer leur déclaration au plus tard le jeudi 30 mai 2024 à 23 h 59.

 Zone 3  Les contribuables qui résident dans les départements 55 (Meuse) à 976 (Mayotte) devront renvoyer leur déclaration au plus tard le jeudi 6 juin 2024 à 23 h 59.